Lady MO@

Bulles et balles

Il est temps d'entamer ce "Hors d'oeuvres". Et pour se mettre en bouche, une petit anecdote qui m'est revenue il y a peu :

 

- Bonjour Madame, vous désirez?
- Bonjour Monsieur, je souhaite visiter l'exposition Bulles et Balles...
- Bien! Il y a aussi une visite du stade prévue à 14h. Cela vous intéresse?
- Non merci l'attente sera trop longue d'ici là.
- Mais, c'est la seule façon d'accèder au stade, car vous ne pouvez pas le visiter en individuel.
- Ce n'est pas grave... seule l'exposition temporaire m'intéresse... je ne suis pas vraiment fan de tennis*.

 

 Dans la série je-dis-tout-haut-les-choses-comme-je-les-pense, il y a eu cette conversation avec un aimable caissier au tenniseum de Roland-Garros, qui, à ma grande surprise n'a pas été choqué que je lui avoue venir dans ce lieu mythique uniquement motivée par la perspective de pouvoir admirer des planches de BD, certes sur le thème du tennis, mais de la Bande-Dessinée tout de même!

D'ailleurs, il a été intéressé par le type de public dont je fais partie et qui serait susceptible de visiter cet espace sans s'intéresser à ce sport. Ça alors! Je ne serais donc pas la seule à oser commettre un tel sacrilège!

 

{Un artiste qui se met dans la peau du crocodile ne partage pas nécessairement le fameux "point de vue de la grenouille"...

dixit Konrad Klapheck}

En retour d'une telle ouverture d'esprit, j'ai moi aussi fais preuve de curiosité (je me suis mise dans la peau du crocodile) en faisant un petit tour dans la partie présentant la collection permanente. Je suis même restée sur ma faim, car c'était en fin de visite et la faim se faisant sentir, la p'tite plante carnivore qui m'accompagnait commençait à avoir les crocs.

Il faut dire qu'elle avait eu la gentillesse et la patience de me suivre pendant deux heures (c'est un minimum avec moi) sans sourciller en me voyant m'extasier devant la dextéritée des dessinateurs à retranscrire la technicité du geste du joueur, la qualité du mouvement imprimé à la raquette et le rebond de la balle avec son petit "poc" en heurtant le sol salué par le "clap-clap-clap" des spectateurs admiratifs.

 

Cerise sur le gateau, j'ai eu la surprise de découvrir quelques travaux (si peu) du peintre affichiste Konrad Klapheck et surtout les majestueux portraits de Vénus Williams réalisés par Koto Bolofo. Celui-ci est mon préféré. 

 

L'expo était visible jusqu'au 31 décembre 2009 et m'a permi de découvrir le tennis sous un autre angle. Même-si la perspective de pratiquer ce sport ne me fais toujours pas bondir d'excitation, j'ai révisé mon point de vue (celui de la grenouille?) sur cette discipline**.

 

*Je n'aime pas le tennis; d'ailleurs, je ne suis pas une grande sportive et cela se voit! Je ne pratique que la marche (tous les jours) et la natation (quand il m'en prend l'envie). Pourtant j'ai eu ma période tennis; plus intéressée par Mac Enroe et Agassi tous deux rebelles à leur façon: l'un par les jurons et l'autre par le look (le summum des tenues affriolantes pour les adolescentes de l'époque).

 

**Peut-être qu'inconsciemment j'étais aussi attirée par le mouvement du jeu de jambes d'Agassi et par ses shorts smashs...

 



25/01/2010
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